Quand prendre soin de toi te fait culpabiliser (et te donne juste envie de tout envoyer balader)
Je me souviens très bien de cette période où, plus j’en apprenais sur la santé… moins je me sentais libre. Peut-être que vous voyez exactement de quoi je parle. C’était étrange : j’avais enfin des réponses, des pistes, des outils.
Et pourtant, au lieu de me sentir portée… je me sentais écrasée.
Parce que dans ma tête, tout devenait une liste. Une liste de “il faudrait” : mieux manger, mieux dormir, bouger, respirer, arrêter le café, réduire le sucre, prendre des compléments, faire ci, éviter ça…
Et très vite, mon cerveau traduisait ça en un truc terriblement violent : “Ok, donc si je veux aller bien… je dois devenir parfaite.”
Et là, je sentais une résistance monter. Pas une résistance “caprice”. Une résistance de survie. Comme si une partie de moi criait : “Franchement je veux vivre, moi.”
Je vois souvent qu’il y a un truc paradoxal qui arrive quand on commence à s’intéresser à sa santé. Vous lisez, vous écoutez, vous apprenez. Et plus vous apprenez… plus vous vous sentez coupable. Parce que vous voyez tout ce que vous pourriez faire.
Et votre cerveau, au lieu de traduire ça en : “Ah, j’ai des options, c’est cool.” il le traduit en : “Ok… donc maintenant je dois devenir parfaite, suivre des règles, me priver, être disciplinée 24/7.”
Et là, votre corps ne se sent pas inspiré. Il se sent menacé.
Résultat : vous n’avancez pas. Ou vous avancez deux jours… puis vous lâchez. Et vous vous jugez encore plus.
Bienvenue dans le cercle culpabilité → contrôle → fuite.
J’ai développé ci-dessous ce mécanisme en 5 points, peut-être que cela va vous parler !
1) Surcharge mentale : trop d’options, trop de “il faudrait”
Vous voyez une liste énorme :
mieux manger
mieux dormir
respirer
bouger
couper le café
arrêter le sucre
méditer
faire ceci, éviter cela…
Votre système reçoit ça comme une montagne. Et devant une montagne, le cerveau fait souvent un truc très simple : il se met en mode survie.
2) Interprétation = perte de liberté
À ce moment-là, ce n’est plus “prendre soin de moi”. Ça devient : “me contrôler.”
Et là, votre besoin vital d’autonomie se réveille : “Non mais attends… je veux vivre moi.”
Spoiler : ce besoin est sain. Le problème, c’est qu’on lui a donné le mauvais ennemi.
3) Mélange émotionnel : culpabilité + honte + peur d’échouer !
Voici le dialogue que je me suis répétée de nombreuses fois — et peut-être que vous le connaissez aussi :
La culpabilité dit : “Je ne fais pas ce qu’il faudrait.”
La honte murmure : “Il y a un truc qui cloche chez moi.”
Et la peur d’échouer ajoute : “De toute façon, je ne tiendrai pas.”
Ce combo crée une tension intérieure. Et quand ça devient inconfortable… on cherche une sortie.
4) Réactance : la rebellion (douce ou violente) ou réaction émotionnelle négative
La réactance, c’est ce réflexe humain hyper connu : quand on se sent contraint, on fait l’inverse pour reprendre le pouvoir.
Donc vous passez de : “j’aimerais aller mieux” à “franchement je veux vivre” à “j’ai pas envie de règles” à “stop, je veux plus y penser.”
Ce n’est pas de la paresse. C’est une tentative de protéger votre liberté.
5) Tout-ou-rien → évitement
Si c’est “tout”, c’est trop. Donc votre cerveau choisit “rien”. Et vous procrastinez, vous rationalisez, vous repoussez : “Je verrai plus tard.” Mais au fond… vous savez. Et c’est là que la culpabilité revient. Ce que j’ai compris : ce n’est pas un manque de discipline.
C’est un non-engagement avec soi… par peur.
Peur de :
ne pas tenir
se décevoir
devoir devenir une autre personne
perdre la spontanéité
perdre le plaisir
être “enfermée” dans une version “healthy” triste et rigide
Et cette peur est tellement forte qu’elle préfère : ne pas s’engager du tout.
Parce que ne pas s’engager, ça évite l’échec. Et ça évite aussi de toucher à un truc plus profond : “Est-ce que je mérite vraiment de me choisir ?”
Bon ok ça, c’est une autre conversation 😉
Le shift qui change tout : passer des règles… à la relation
Le bon angle d’approche, ce n’est pas :
“je dois être parfaite”
“je dois tout changer”
“je dois me priver”
Le bon angle, c’est :
“j’explore”
“j’écoute”
“je teste”
“je choisis”
“je reviens à moi, doucement”
Prendre soin de vous ne devrait pas ressembler à une prison. Ça devrait ressembler à une relation. Et une relation, ça se construit sans violence, dans la bienveillance saupoudrée d’essais-erreurs. Non ?
3 clés pour sortir de la culpabilité (sans vous contrôler)
1) Remplacer “il faut” par “je peux”
Au lieu de : “je devrais…” → Essayez : “je peux essayer…”
Le cerveau change de posture : de menace → à possibilité.
2) Faire petit, mais vrai
Choisir un seul micro-geste. Pas pour être parfaite. Pour vous prouver que vous êtes capable d’être là pour vous.
Exemples :
5 minutes de marche
un repas plus chaud
une respiration 1 minute
vous coucher 15 min plus tôt
ajouter au lieu d’enlever (plus d’eau, plus de protéines, plus de chaleur…)
3) Se rappeler cette phrase
“Je ne me prive pas de vivre. J’apprends à mieux habiter ma vie.”
Donc suivre son propre rythme est une révolution !!!
La santé n’a pas besoin d’être une liste de règles. Elle peut être un chemin simple, vivant, libre. Pas un truc à réussir. Un espace à habiter.
Et vous… Qu’est-ce qui vous fait le plus fuir : la peur de vous priver, ou la peur de ne pas tenir ?
Si l’envie de tester, explorer, avancer te tente je t’invite à découvrir ENPHASE ! Tout est là !

